BOUREL Jean-Luc

BOUREL Jean-Luc

Je suis dans l'éloge du monde, dans la fulgurance ou le chuchotement de ses métamorphoses, dans l'éclat fugitif des sensations. Je demande à la peinture de me provoquer comme pourrait le faire un paysage inconnu surgi au détour d'un chemin. Même si l'illumination n'est que provisoire, je marche sur le chemin mystérieux de l'inspiration. Bien sûr, dans le travail de la peinture il n'y a pas toujours de l'intensité et il faut demander à la matière les moyens d'y remédier, de retrouver le sentier aventureux qui mène à l'éblouissement avec ses éclaircies, ses passages obscurs, ses passerelles lumineuses. Quand je commence une peinture, j'ai besoin d'un temps indéfini, la matière est fluide et vivante et doit le rester. Je recommence sans cesse comme le pêcheur qui lance sa mouche inlassablement, cela peut durer des heures ou des jours… Rien n'est figé. Je ne cherche pas à clore la peinture ni à lui donner un sens précis, elle doit rester ouverte comme en suspens. Bien après le travail, l'oeuvre poursuit ses métamorphoses et semble se continuer par elle-même…

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